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dimanche 20 janvier 2019

homélie du 20 janvier 2ème dimanche du temps ordinaire C

Jésus nous fait passer à la joie éternelle

Il faut nous habituer à la manière d'écrire de Jean l'évangéliste ! C'est entre les lignes que les choses importantes sont dites ! Pour lui, ce premier « signe » (comme il dit) de Jésus à Cana est très important : il évoque à lui tout seul le grand mystère du projet de Dieu sur l'humanité, mystère de Création, mystère d'Alliance, mystère de Noces.
L’Evangile de Jean commence par un prologue : « Au commencement était le verbe… »
Ca commence comme au début de la création dans le livre de la Genèse, c’est la semaine inaugurale de la création dans le livre de la Genèse, et dans l’Evangile de Jean, c’est la semaine inaugurale de la vie publique de Jésus. Elle commence auprès de Jean-Baptiste au bord du Jourdain, des Pharisiens sont venus l'interroger sur sa mission ;
Et Jean l’Evangéliste commence son récit des noces de Cana en disant « le troisième jour, il y eut un mariage à Cana en Galilée » ; si l’on fait le compte de tous ces jours depuis le début : cela donne « le septième jour » ; l'évocation d'une semaine, d'un « septième jour », dans un évangile, ce n'est évidemment pas anodin. Le « septième jour » renvoie toujours à l'achèvement de la Création.
Nous voici dans le cadre des sept jours de la Création. L'épisode des noces de Cana, un septième jour, lui fait donc un lointain écho : car, en réalité, à Cana, Jésus ne se contente pas de multiplier le vin, il le crée ; comme au commencement de toutes choses, le Verbe était tourné vers Dieu pour créer le monde, une nouvelle étape s'inaugure à Cana : la création nouvelle a commencé.


Ce jour-là Jésus multiplie le vin de la fête, il est venu apporter la joie dans le cœur de l’homme et que cette joie soit parfaite,
 le vin n’est qu’un signe de la joie que nous aurons plus tard dans les cieux,
Il n’est qu’un signe pas une fin en soi. Il y a là six cuve de pierre contenant chacune 100 litre, ce n’est pas rien, Mais personnellement je trouve qu’il n’y en a pas assez il  manque une septième cuve puisqu’il y a 7 jours dans la semaine, alors où est passée la septième cuve.
J’ai donc pensé que la septième cuve, c’est celle du  jour du Seigneur, d’autant plus que ce signe se passe le 7ème jour. Cette cuve est celle que nous présentons à l’autel au cours de la messe, le dimanche, c’est le calice ou ce n’est plus l’eau qui est changée en vin, mais le vin qui est changé en sang du Christ, c’est lui qui nous fait passé à la joie éternelle
Et il s'agit d'une noce ! Dans la Genèse, au sixième jour, Dieu avait achevé son oeuvre par la création du couple humain à son image ; au septième jour de la nouvelle création,
Jésus participe à un repas de noces. Manière de dire que le projet créateur de Dieu est en définitive un projet d'alliance, un projet de noce. Et dans la première lecture nous avons lu :
« Comme un jeune homme épouse une vierge,
ton Bâtisseur t'épousera.
Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,
tu seras la joie de ton Dieu. »
Ces noces de Cana sont un signe de l’alliance entre Dieu et l’humanité.
Cette fête des noces de Cana nous dit un peu plus ce qu’est la relation de Dieu avec l’humanité. L’humanité pécheresse qui utilise les six cuves de 100 litres d’eau pour essayer de se purifier mais n’y arrivant pas a besoin de la septième cuve qui est la coupe de vin changer en sang du Christ pour recevoir cette purification et avoir part aux noces éternelles. C’est le sang du Christ qui nous purifie pour avoir part à la vie éternelle.
C’est sa vie donnée dans son sang qui nous donne la vie, car le Christ est ressuscité,
et dans le pain et le vin présenté à l’autel, par le corps et sang du Christ nous avons part à la résurrection avec lui.

Les noces sont ainsi le symbole de l’alliance définitive de Dieu avec nous en Jésus-Christ. Nous y sommes invités à l’exemple de Marie selon un processus dont elle nous montre le déroulement : Il s’agit d’abord d’être là où les hommes vivent ; la mère de Jésus était là non pas comme absente, étrangère au bruit et à l’agitation de la fête. Elle était là d’autant plus présente à tous qu’elle demeurait présente à Dieu. Il s’agit ensuite d’être là à travers une présence attentive aux autres ; Marie perçoit la détresse des jeunes mariés et en parle à Jésus : « Ils n’ont pas de vin ! ». Elle fait confiance à son Fils jusqu’à accepter que celui-ci mette sa foi à l’épreuve à travers une apparente prise de distance. Il s’agit enfin d’agir en obéissance à la parole de Jésus perçue dans le silence du cœur ; Marie ordonne aux serviteurs d’obéir sans rien savoir de ce que Jésus peut faire : « Quoi qu’il vous dise, faites-le ! »
Elle comprend qu’il ne nous appartient pas de réussir par nous-mêmes, mais de poser les gestes de confiance et d’espérance qui sont en notre pouvoir. Parfois ces gestes peuvent paraître dérisoire : à quoi bon verser de l’eau dans les jarres, si les ablutions sont finies depuis longtemps ? Et pourtant, ils ouvrent au miracle toujours saisissant de la vie.
Notre participation par la foi aux noces de Cana, aujourd’hui aux noces de l’agneau par la sainte eucharistie que nous célébrons, nous ouvre à la Vie avec Dieu pour toujours.
Pour entrer dans la joie de ces noces, Marie nous invite à être là, attentifs aux autres et agissants dans la confiance en son Fils. La joie de Dieu peut alors nous surprendre comme un miracle. Certes, cette joie ne se programme pas, et pourtant c’est elle qui nous rassemble en cette Eucharistie pour célébrer les noces de la vie avec Dieu pour toujours.
C’est elle encore qui fait de nous les témoins de cette vie de Dieu avec les hommes à travers notre propre obéissance à la Parole de Jésus.
De diverses sources

samedi 12 janvier 2019

homélie du 13 janvier, baptême du Seigneur

Jésus est cette passerelle qui nous fait franchir le ravin qui nous sépare de la plénitude de la vie en Dieu.
Jean Baptiste arrive au Jourdain pour inviter les gens à se convertir. Les prêtres et les lévites Hébreux cherchent à savoir qui il est. Non il n’est pas le Messie, ni Elie ni le prophète semblable à Moïse annoncé par le Deutéronome. Il affirme simplement être la voix qui crie à travers le désert : « Préparez les chemins du Seigneur ». Dans son discours, il parle de ravins à combler, de collines à abaisser. Il s’agit de combler les graves manquements à la loi de Dieu et de rabaisser les prétentions orgueilleuses et la rébellion. C’est ainsi que Jean Baptiste exhorte le peuple à se convertir et à recevoir un baptême pour exprimer son désir d’être purifié.
Or voilà que Jésus arrive et se fait baptiser. Pourtant, lui, le Fils éternel du Père, n’a pas de péché à se faire pardonner. Il est totalement pur. Alors pourquoi demande-t-il à Jean d’être baptisé ? La réponse, nous la trouvons tout au long des évangiles : ce baptême est une étape  de sa mission où Dieu va se manifester. Dimanche dernier, avec la fête de l’Epiphanie,
Dieu s’est manifesté en la personne de l’enfant Jésus, mais c’est tout au long de la vie publique de Jésus  que Dieu va se manifester, où Dieu va parler. Ainsi Jésus l’envoyé du Père, rejoint le monde pécheur pour lui montrer que Dieu ne l’abandonne pas. Il entre dans les eaux du Jourdain, pur de tout péché. Il en ressort, porteur de tout le péché du monde.
Ce péché, il le prend sur lui car il veut nous en libérer.

C’est important pour nous aujourd’hui. Le péché est comme une limite en nous à l’amour de Dieu, et Jésus est cette passerelle qui nous fait franchir le ravin qui nous sépare de la plénitude de la vie en Dieu, de la vie éternelle. Nous ne pouvons donc avoir par à cette vie éternelle pour laquelle nous sommes fait, sans la médiation de Jésus.
Concrètement, notre vie est souvent polluée par la colère, l’égoïsme, la rancune, la peur,
le manque de confiance et j’en passe. Tout cela, nous devons le donner au Seigneur. Il veut nous en libérer car cela nous empêche de vivre. Alors, n’hésitons pas à déposer au pied de la croix tout ce qui va mal dans notre vie. Avec la venue de Jésus, c’est la promesse d’Isaïe qui se réalise : Dieu rejoint son peuple accablé par le malheur. Il vient le consoler,
lui dire son amour passionné. Tout au long des évangiles, nous le découvrons comme « Lumière des nations. Il est celui qui ouvre les yeux des aveugles et libère les captifs.

C’est ce Sauveur que la voix du Père révèle à son peuple en ce dimanche :
« Tu es mon Fils bien aimé ». Ce qui est merveilleux, c’est que cette parole est aussi pour nous : nous sommes tous les enfants bien-aimés du Père. Son Salut est offert à tous malgré nos peurs et nos fautes. Son règne de Lumière s’étend au monde entier.
Rien ni personne ne peut arrêter la Parole de Dieu ni l’empêcher de produire du fruit.
C’est comme un feu qui ne demande qu’à se répandre dans tout l’univers.
Ce feu, c’est l’amour passionné de Dieu.


Ce titre de « Sauveur », accolé à celui de Jésus, revient de façon appuyée dans la lettre de Saint Paul à Tite (2ème lecture). Il s’agit du « salut de tous les hommes ».
Le baptême de Jean Baptiste était une annonce du baptême chrétien.
Ce dernier n’est plus un geste de pénitence mais transformer par le Christ Jésus,
il est une immersion totale dans l’amour de Dieu. Il nous renouvelle dans l’Esprit Saint,
nous sommes des êtres nouveaux, nous avons revêtus le Christ. Désormais, plus rien ne peut être comme avant, le péché qui est limite pour l’homme est englouti par les eaux du baptême et notre vie vivifié par le feu de l’Esprit. Mais nous retombons de temps à autre dans le péché et c’est bien pour cela qu’il y a le sacrement de réconciliation (autrement dit la confession) qui renouvelle en nous la grâce du baptême, la force du baptême, alors n’oublions pas de vivre de temps à autre ce sacrement un peu délaissé de nos jours, il vous était proposé pendant le temps de l’avent et il le sera pendant le temps de carême, mais vous pouvez le vivre à tout moment, il suffit de le demander aux prêtres qui vous donnerons un rendez-vous.

Alors, redisons à Jésus notre bonheur de croire et d’avoir été baptisés en lui. Que l’Esprit Saint nous donne de reconnaître en Jésus de Nazareth Celui qui a les paroles de la Vie Eternelle et qui nous sauve. Plus que jamais, nous le prions : « Tu es notre Dieu et nous sommes ton peuple, Ouvre-nous le chemin de la vie. »


De diverses sources

lundi 24 décembre 2018

homélie de la nuit de Noël

Quelles que soient les ténèbres qui recouvrent le monde d’aujourd’hui actualisons notre espérance.
Pour un peu, j’aurais pu mettre  une chasuble jaune en ce jour de fête de la naissance de Jésus, et ainsi rejoindre les « gilets jaunes ». Il y a souvent dans les sacristies, des chasubles blanches, jaunes ou dorées pour exprimer la fête.  Car si nous fêtons la venue du sauveur envoyé par Dieu, il n’est pas indifférent aux problèmes sociologiques et politiques que connaît le monde aujourd’hui, saurons-nous transmettre l’espérance aux nombreuses personnes qui vivent dans des situations modestes ?
Dans la première lecture, Isaïe annonce la naissance d’un roi qui rétablira la justice :
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur les habitants du pays de l’ombre une lumière a resplendi. »
Voilà deux phrases qui font partie du rituel du sacre de chaque nouveau roi dans le peuple juif. Traditionnellement, l’avènement d’un nouveau roi est comparé à un levé de soleil,
car on compte bien qu’il rétablira la grandeur de la dynastie. C’est donc d’une naissance royale qu’il est question. Et ce roi assurera à la fois la sécurité du royaume du Sud et la réunification des deux royaumes d’Israël, cela se passe 500 ans avant J.C.  « un enfant nous est né, un fils nous a été donné… sur son épaule est le signe du pouvoir… prince de la paix… son règne qu’il établira, il l’affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours» . Ce qui est sûr aux yeux d’Isaïe, c’est que Dieu ne laissera pas indéfiniment son peuple en esclavage. Dieu veut libérer son peuple contre toutes servitudes. Le message d’Isaïe, c’est : « ne crains pas. Dieu n’abandonnera jamais la dynastie de David ».
On pourrait traduire pour aujourd’hui : ne crains pas, petit troupeau : c’est la nuit qu’il faut croire à la lumière. Quelles que soient les ténèbres qui recouvrent le monde d’aujourd’hui et la vie des hommes et aussi la vie de nos communautés, actualisons notre espérance. Dieu n’abandonne pas son projet d’amour sur l’humanité. Cette prophétie  d’Isaïe se réalisera 500 ans plus tard en Jésus Christ, où le peuple Juif est sous la domination romaine, c’est pour cela que l’empereur Auguste ordonne de recenser toute la terre, pour pouvoir mieux dominer les hommes.
De l’annonciation à Marie par l’ange Gabriel, qu’elle mettra au monde un enfant qui s’appellera Jésus (c’est-à-dire le Seigneur sauve), en passant par le songe de Joseph de prendre Marie avec lui, et la naissance de Jésus à Bethléem dans une étable qui ressemble plus à une situation de migrants qu’à une situation de notable ou de prince ; Dieu donne à l’humanité son Fils unique.
C’est aux bergers que Dieu annonce en premier la naissance de Jésus. Ces bergers  faisaient partie d’une catégorie vraiment méprisée. C’étaient des hommes rustres et pauvres qui n’avaient pas l’habitude de fréquenter les lieux de culte. Ansi Dieu fait une annonce de la bonne nouvelle aux pauvres. Et cela, nous le retrouverons tout au long des évangiles.
Cette annonce a commencé avec les bergers dès la naissance de Jésus ; ce n’est pas par hasard qu’il s’adresse en premier aux bergers.
Tout homme est créé à l’image de Dieu et la justice doit faire qu’il n’y a ni des surhommes ni des sous-hommes, ni des privilégiés ni des laissés pour compte.
La justice doit être rétablie.
Cette bonne nouvelle n’est pas seulement pour autrefois. Elle est pour tous les hommes de tous les temps et de tous les pays. Et elle continue à se réaliser aujourd’hui en 2018.
 Nous connaissons tous, des témoignages d’hommes et de femmes qui ont redécouvert la foi. Il y a eu dans leur vie un événement déclencheur, une rencontre, une lecture qui les a marqués, un rassemblement, un pèlerinage… Le Seigneur s’arrange souvent pour mettre sur notre route les personnes qu’il faut pour nous sortir de notre enfermement ou de nos égarements. Cette découverte de la présence de Dieu en nous, cet événement c’est comme une porte qui s’est ouverte, une lumière nouvelle, une nouvelle manière de regarder la vie.
Aujourd’hui, le Christ veut rejoindre tous ceux et celles qui sont éprouvés par la souffrance, la maladie, le deuil, le chômage, les conflits familiaux, ethniques… il ne va pas le faire sans nous, pour résoudre tous ces problèmes. Mais il va nous interpeler pour que nous trouvions des solutions aux problèmes d’injustice et de violence, il ne donne pas la justice sans la participation des hommes. Notre Dieu est un compagnon qui marche avec nous.
Parfois même, il nous porte. Et ce qui est extraordinaire c’est que nous pouvons toujours le rejoindre dans la prière. Il est toujours là pour nous aider et nous encourager à créer un monde plus juste et plus humain. Beaucoup d’entre vous sont engagés dans des groupes et des associations qui œuvrent pour construire une société plus juste rayonnante de l’amour de Dieu. Car trop souvent nous vivons dans un monde enfermé dans les murs de l’égoïsme,
de l’indifférence, du racisme, de la rancune. Mais Noël nous apporte un message d’espérance offert à tous. Nous accueillons dans la joie la visite de Dieu ; elle est pour nous !  
L’enfant Jésus nous oblige à nous incliner vers lui, à nous faire plus doux pour l’accueillir,
à travers le visage de tout homme, le contempler, l’aimer et l’écouter. Accueillons son message d’espérance. Laissons-nous conduire par lui. Nous ne  le regretterons pas.
C’est à ce prix que nous pourrons vivre un bon Noël.
De diverses sources

dimanche 23 décembre 2018

homélie du dimanche 23 décembre

Noël c’est d’abord la naissance du Christ sauveur
En ce quatrième dimanche de l’Avent, nous sommes à quelques heures de Noël. Nos villes et nos villages ont pris un air de fête. les lumières illuminent les rues et les maisons, partout, on se prépare à faire la fête. Des associations s’organisent pour que cette joie soit partagée avec les plus pauvres. Noël sera aussi fêté dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les prisons. Des festivités auront également lieu pour ceux qui sont à la rue. Chaque année, des hommes et femmes de bonne volonté font tout leur possible pour que cette joie de Noël soit offerte à tous.
Les textes bibliques de ce dimanche sont précisément un appel à la joie. Ils viennent remettre la fête de Noël « à l’endroit ». Si nous sommes dans la joie, c’est d’abord à cause d’un « heureux événement ». Noël c’est d’abord la naissance du Christ sauveur. En lui, c’est Dieu qui vient à nous pour nous dire tout l’amour qui est en lui. Et pour que nous n’ayons pas peur de lui, il se fait tout petit enfant, comme pour les disciples d’Emmaüs, il vient marcher avec nous, prendre notre condition humaine pour se faire connaître. C’est là le seul vrai cadeau de Noël que Dieu nous fait. Il a tellement aimé le monde qu’il lui a envoyé son Fils unique.
Par rapport à ce cadeau extraordinaire, que l’on ne peut mesurer tellement il est infini,
tout le reste c’est de la pacotille éphémère.

Bien avant la naissance de Jésus, le prophète annonce qu’il sortira de Bethléem. A l’époque, c’était un petit village complètement perdu. C’est là que Dieu avait envoyé le prophète Samuel pour choisir un roi. Il n’a pas fait appel à ceux qui avaient belle prestance mais au petit David qui gardait les troupeaux. Ce choix de Bethléem nous montre la préférence de Dieu pour ce qui est petit et humble. C’est avec cela qu’il réalise de grandes choses.
Ce petit village a été le point de départ de la diffusion de la foi chrétienne.
La puissance du Messie s’étendra jusqu’aux extrémités de la terre.

Nous devons comprendre que Noël c’est d’abord une bonne nouvelle pour les petits,
les pauvres, les exclus.

L’Evangile nous apporte un autre éclairage important sur le sens de cette fête. Marie vient de dire oui au projet de Dieu que l’ange Gabriel lui a transmis. Quand elle apprend que sa cousine Elisabeth est enceinte, elle se met en route. Elle parcourt 150 kilomètres à pieds  pour aller à sa rencontre. Elle y va sans hésiter, sans se préoccuper de sa propre fatigue. Elle comprend qu’Elisabeth a besoin d’elle sur le plan matériel et psychologique.
Alors, elle se rend disponible. Mais le plus important c’est l’émerveillement d’Elisabeth : « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ! »

Cet émerveillement d’Elisabeth c’est aussi le nôtre. Marie nous voit dans des situations souvent compliquées. Nous pouvons toujours faire appel à elle car elle est notre mère.
C’est Jésus qui l’a voulu quand elle était au pied de la croix le vendredi saint.
Si nous l’appelons, elle accourt vers nous. Et Jésus est avec elle. A l’approche de Noël,
elle ne cesse de nous montrer notre Sauveur. Elle nous invite à l’accueillir vraiment dans notre vie et à lui donner la première place. Vivre Noël c’est accueillir Jésus qui vient à nous, c’est accueillir son message d’amour et de paix. Il vient « nous rendre espoir et nous sauver ». Il veut habiter le cœur des hommes.
 C’est pour cette bonne nouvelle que nous sommes dans la joie et l’allégresse.

Marie vient à Elisabeth avec Jésus en elle.
La même Marie vient également à nous avec Jésus. Mais n’oublions jamais que la visitation c’est aussi quand nous allons nous-mêmes vers les autres avec Jésus et Marie ; c’est quand nous rendons visite à un malade, un prisonnier, une personne seule. Avec Marie, nous allons leur porter Jésus. Le sens de la lumière de Bethléem que les scouts diffusent dans toute l’Europe à ce sens d’apporter un peu de paix de chaleur humaine à ceux qui en ont besoin.
C’est aussi ce que font les catéchistes : leur mission c’est de porter le Christ aux enfants.
Il est pour tous source de joie, de paix et d’amour. Noël c’est le commencement du don de Dieu ; c’est la manifestation d’un amour qui ne fera que grandir jusqu’à la victoire complète du Christ sur la mort et le péché, par sa résurrection.

En ce dimanche, nous nous tournons vers toi Dieu notre Père. Tu nous fais ce bonheur de nous visiter en ton Fils reçu dans cette Eucharistie. Rempli-nous de l’Esprit Saint pour qu’avec la Vierge Marie et Elisabeth, nous puissions te rendre grâce par nos paroles et toute notre vie. Amen
De diverses sources

samedi 15 décembre 2018

homélie du 16 décembre 3ème dimanche de l'avent "Guaudete" dimanche de la joie

C’est dans un cœur pauvre que Dieu peut donner le don de la joie.
C’est aujourd’hui le « dimanche de la joie ». Chrétiens nous sommes porteurs,
d’un formidable message de bonheur.  Le prophète Sophonie  nous invite à faire avec Dieu un tour de danse ! « Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Eclate en ovations. Réjouis-toi. Tressaille d’allégresse... Car le Roi, ton Seigneur, est en toi ! Ton Dieu est en toi :
il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête ! »

Et saint Paul surenchérit : « Soyez dans la joie. Que votre sérénité soit connue de tous.
Le Seigneur est proche ».
Jésus dans l’Evangile de St Jean nous dira :
« Je suis venu pour que ma joie soit en vous et que cette joie soit parfaite »

La joie est-elle comparable au bonheur, c’est un peu différent. Nous sommes heureux quand nous avons réussi quelque chose, que les résultats sont là après l’effort donné.
La joie est quelque chose de plus gratuit, on peut être pauvre, ne rien avoir et même avoir faim, être malade, mourant et être dans la joie.
Je me souviens de ce prêtre de notre diocèse qui chantonnait alors qu’il se voyait mourir.
Cela peut nous paraître incompréhensible mais le fait est, que même dans la détresse l’on peut éclater de rire. Cela veut dire qu’il y a en nous un espace qui est au-dessus de notre besoin proprement matériel.

L’amour de Dieu vient nous donner cette joie et c’est dans un cœur pauvre que Dieu peut donner ce don de la joie. La pauvreté n’étant pas prise là dans son sens de pauvreté matérielle, mais la pauvreté de cœur appartient à tout être humain qui attend d’un autre un don spirituel qui peut le combler. Qui mieux que Dieu peut nous donner ce don spirituel.
Et qui mieux  que Marie chante la joie de l’amour de Dieu. Dans le Magnificat elle exprime d’abord la joie de Dieu qui trouve enfin en elle une réponse pleine et complètement libre à l’alliance. Elle exprime aussi la joie de la créature humaine lorsqu’elle entre totalement dans sa mission : témoigner de l’alliance et devenir coopératrice de l’amour miséricordieux de Dieu. Le Magnificat jaillit de son âme, de siècle en siècle, de génération en génération. Marie vit intensément, en elle-même, la double joie de la miséricorde : celle de son Fils,
et la sienne. Elle est, pourrait-on dire, chef-d’œuvre de cette joie, la merveille contemplée de loin par Dieu dans sa joie créatrice.

Marie apparaît à la petite Bernadette Soubirous à Lourdes. Vous imaginé l’émotion que reçoit Bernadette lors des apparitions, je pense même que c’est indescriptible, cette présence de la mère du sauveur qui vient parler en privé à Bernadette, le message qu’elle lui confie, elle n’a pas conscience de la présence de Marie, qui sera un germe de joie pour le restant de sa vie. C’est parce que le cœur de Bernadette est sans détour, qu’il est humble et pauvre, qu’il peut être comblé de la plus merveilleuse présence. Et que lui dit la Vierge Marie :
« Je ne vous rendrai pas heureuse ici-bas. » Mais elle lui promet : « Je vous rendrai heureuse dans le ciel ». Elle la béatifie d’avance, elle lui donnera la sainteté.

Marie est venue pour être Mère, elle est venue pour montrer son cœur, pour montrer sa compassion, son affection, sa sollicitude pour toutes les misères : misères physiques,
misères intellectuelles, misères spirituelles, la misère est le contraire du bonheur.

Marie en accueillant le message de l’ange, en accueillant Jésus Fils de Dieu est dans une joie parfaite, et ce Fils elle nous le donne.
Parlons aussi de Joseph que l’on oublie si souvent, lui aussi a reçu le message de l’ange, de prendre Marie sous son toit, car l’enfant à naître vient de Dieu,  Joseph à une joie immense, il reçoit de Dieu, Marie et l’enfant Jésus, et cet enfant, il va l’aimer, l’élever,
lui apprendre non seulement le métier de charpentier, mais aussi toute la culture Juive.

Zacharie et Elizabeth ont aussi reçu cette joie de Dieu dans l’accueil de leur enfant Jean Baptiste. Et aujourd’hui dans l’évangile que nous venons d’entendre Jean donne des conditions très concrètes d’accueil de la joie de Dieu
1. La conversion
Le chemin de la joie, pour Jean Baptiste, passe par la conversion du coeur. Nous portons en nous un désir de bonheur bien plus grand que nous. Seul Dieu peut dilater notre désir à sa mesure qui est d’aimer sans mesure. On n’est libre que dans la mesure où l’on aime,
d’un amour de compassion, d’un amour gratuit.

2. Que devons-nous faire ?
Pour cela, nous n’avons rien à faire, poursuit Jean Baptiste, que des choses simples.
« Si tu as deux manteaux, partage avec celui qui n’en a pas ». Ce n’est pas possible que certains, qui sont en position de force professionnellement, aient une sorte de privilège sur ceux qui sont sous leurs ordres. Eh bien, vous, les percepteurs d’impôts, vous les soldats... vous tous, qui par votre situation, avez les moyens de dominer les autres,
« ne faites ni violence ni tort à personne ».
Les chemins du bonheur empruntent ceux du partage et de la justice.

3. Etre plongé dans le feu
Jean le Baptiste, enfin, après nous avoir invité au partage spirituel nous
 appelle à ouvrir notre coeur. « Ecoute ! Surtout ne fais pas de bruit !
Ecoute les pas du Seigneur vers toi ».

Se convertir peut paraître encore facile. Jean ne demande que des choses simples et concrètes. Mais essayons... et nous verrons que changer de vie nous est pratiquement impossible.
Il y faut un acte de Dieu autant qu’un acte de l’homme. Et cet acte il vient l’accomplir en nous comme il l’a accompli en la famille de Nazareth.
Noël approche mettons notre confiance en Dieu.

De différentes sources


samedi 8 décembre 2018

homélie du 9 décembre 2018 2ème dimanche de l'Avent

Nous avons écouté dans la première lecture un très beau texte du prophète Baruc. Il demande à son peuple de quitter « sa robe de tristesse et de misère ». Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il s’adresse à des gens qui souffrent : tout va mal ; le peuple est prisonnier en exil.
Bien pire que ce que nous connaissons aujourd’hui en France. C’est au cœur de cette situation dramatique que Baruc annonce le lever du jour. Les exilés vont pouvoir revenir chez eux. Pour eux, ce sera un jour de joie et d’allégresse. Pour Dieu, il n’y a pas de situation bloquée. Avec lui, c’est la fin du cauchemar qui arrive, c’est l’irruption de la lumière.

A travers ce message d’espérance, Baruc nous dit ce qui est au cœur de la foi biblique : même dans les difficultés les plus extrêmes, les croyants sont invités à tenir le coup et à se relever. Ils doivent comprendre que leur Dieu est un Dieu qui les aime et qu’il ne veut que leur bonheur. C’est un Dieu libérateur. Les malheurs n’auront qu’un temps. Un jour, ils s’effaceront pour faire place à la joie. Ce sera la victoire de Dieu, de sa miséricorde et de sa justice. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons tous à témoigner. C’est peut-être ce qui manque aujourd’hui à notre pays : l’espérance, tout en sachant que l’avenir d’un monde meilleur n’est pas donné par le père Noël, mais par une communauté qui s’organise dans la justice et la fraternité et non pas dans l’anarchie comme nous l’a montrée l’actualité de ces dernier jours.
L’Evangile insiste très fortement sur la conversion ; et il nous en donne la raison par Jean Baptiste : « Tout homme verra le salut de Dieu. » C’est une bonne nouvelle qui nous interpelle tous ; la voix de Jean Baptiste nous montre le chemin : « Préparez le chemin du Seigneur. Aplanissez sa route. Tout ravin sera comblé. Toutes montagnes et collines seront abaissées… Il faut savoir que les esclaves Juifs à l’époque de leur déportation à Babylone, c’est à dire 500 ans avant Jésus Christ étaient embauchés pour faire une grande voie,
comme une autoroute à travers le désert pour le dieu Mardouk.
Mais  Isaïe annonce que c’est le Seigneur qui va prendre la tête du cortège pour faire rentrer les Juifs au pays, en Israël, non pas pour aller vers le dieu Mardouk ou d’autres dieux, mais vers le Dieu d’Israël, vous allez pouvoir adorer le vrai Dieu, et non plus vous épuiser pour tous ces dieux païens. D’où un chemin de retournement, un chemin de conversion.
Jean baptiste nous invite à nous aussi à la conversion, à retrouver le bon chemin, la voie du Seigneur pour le pardon des péchés. Il s’agit donc pour nous de redresser nos chemins pour qu’ils deviennent chemins de Dieu. Ce n’est pas dans la violence que Dieu pourra venir à nous, mais par les sentiers que nous lui aurons tracés. Sentiers de paix, de silence et de paroles justes, et d’amour pour notre prochain.
Jean Baptiste nous parle aussi de ravins à combler. Quand nous sommes déprimés et que nous perdons confiance, nous sommes au fond d’un ravin, nous disons : « je suis au creux de la vague » nous sommes sans espoir. Il nous faut remplir ce ravin par notre attitude confiante, confiante en la personne qui vient nous aider, aimable envers elle. Le Seigneur va venir.
Il compte sur nous pour témoigner de l’espérance qui nous anime. C’est ce que nous essayons de vivre quand nous rendons visite à un malade très éprouvé, à une famille en deuil et à toute autre personne qui souffre physiquement ou moralement. C’est ensemble que nous avons à préparer la venue du Seigneur dans le monde d’aujourd’hui.

« Toute montagne et toute colline seront abaissées ». Cela signifie que nous devons adopter une attitude sincère et humble. Les montagnes qu’il faut abaisser, ce sont celles de l’orgueil et de l’autosuffisance. Nous dépendons de la bonté du Seigneur. Si nous avons compris cela, nous savons que nous devons nous tenir éloignés des attitudes qui nous détournent de lui. Pour concrétiser son appel, Jean Baptiste proclamait « un baptême de conversion ».
Le mot baptême signifie « plongeon ». Le temps de l’Avent doit être celui du plongeon dans la conversion, dans le changement. Préparer la venue du Seigneur, c’est renoncer au péché, c’est nous ouvrir au Christ et à son amour.

Nous sommes donc tous appelés à nous convertir. C’est le meilleur service que nous pouvons rendre à l’Eglise. Ce qui rendra nos communautés plus crédibles, c’est l’amour que nous mettrons dans nos vies. C’est tous les jours que nous avons à ajuster notre vie et nos paroles à cet amour qui est en Dieu. Ce qui est en jeu, ce n’est pas de devenir meilleurs,
plus vertueux ni plus aimable. L’Evangile n’est pas une morale mais une bonne nouvelle : « Tout homme verra le Salut de Dieu ». Notre Dieu est un Dieu sauveur. Il attend de nous que nous le mettions au centre de nos vies.

Sur ce point, nous sommes bien d’accord. On voudrait que cette conversion ce soit faite une fois pour toutes. Mais quand nous regardons notre vie, nous voyons bien que ce n’est pas aussi simple. Il nous faut sans cesse recommencer car nous retombons souvent dans les mêmes péchés. Nous nous écartons souvent du chemin qui nous mène à la vraie vie. Un jour, un enfant demandait au pape Benoît XVI pourquoi se confesser quand on sait qu’on va retomber dans les mêmes péchés. Le pape lui a répondu : « Dans une maison, on fait bien le ménage toutes les semaines et pourtant c’est toujours la même poussière ». Le sacrement du pardon est un moment essentiel dans notre vie, nous y retrouvons la grâce du baptême, une force mystérieuse qui fait de nous des témoins plus éclatants de l’amour de Dieu.
En ce jour, nous supplions le Seigneur : qu’il nous donne chaque jour et à chaque instant le courage et surtout l’amour pour constamment nous convertir et continuer notre marche. Qu’il soit avec nous pour entraîner les autres vers lui. Oui, Seigneur, fais-nous découvrir que tu ne cesses de nous aimer. Donne-nous de répondre à ton amour et d’en être les témoins tout au long de notre vie. Amen


de diverses sources

dimanche 18 novembre 2018

homélie du dimanche 18 novembre

Nous sommes invités à aider toute personne pour qu’elle retrouve une dignité humaine.
Le pape a lancé son appel pour la Journée mondiale des pauvres qui se tient, pour la deuxième fois, les 17 et 18 novembre. Dans une lettre, il nous interpelle sur notre rapport aux plus fragiles et sur la place que nous leur accordons dans notre foi et notre engagement de chrétien.
« Les pauvres nous évangélisent, en nous aidant à découvrir chaque jour la beauté de l’Évangile. Ne passons pas à côté de cette occasion de grâce », demande le pape François dans son message pour la deuxième Journée mondiale des pauvres. Dans ce message il appelle les chrétiens à la lutte contre la pauvreté sous toutes ses formes et à une véritable attention face aux plus vulnérables. Faut-il le rappeler, les plus vulnérables sont les femmes, seules ou avec enfants. Les personnes âgées et seules.
La priorité de nos sociétés consiste ainsi, à conserver une attention aux pauvres dans l’écoute de leurs besoins et de leur souffrance : « Au cours d’une telle journée, nous sommes appelés à un sérieux examen de conscience pour saisir si nous sommes réellement capables d’écouter les pauvres. » De comprendre ce dont ils ont besoin.
Les pauvres ne le sont pas simplement ceux qui manquent de choses matérielles, mais aussi ceux qui sont psychologiquement fragiles et même spirituellement. La pauvreté veut dire qu’il y a une carence quelque part, un manque pour trouver un équilibre qui permet d’être à la hauteur de la dignité humaine. C’est ainsi que nous sommes invités à aider toute personne pour qu’elle retrouve une dignité humaine. De nombreuses associations ont remplies cette tache dont le secours catholique, je rappelle que la quête aujourd’hui est pour le secours catholique ; Le meilleur équilibre n’est-il pas la vie en communauté, tissé de relations fraternelles. C’est ainsi que s’organise ici et là des ateliers de couture de bricolage ou des repas organisés selon une table ouverte où chacun peut venir manger pour ne pas rester seul ou seule.
Rappelant les dangers d’une « culture du déchet », le pape invite à prendre conscience de la multitude des laissés pour compte de nos sociétés : « manque de moyens de base de subsistance, la marginalisation due au manque de travail, les différentes formes d’esclavage social, malgré les avancées accomplies par l’humanité… »
Tirant dans l’expérience biblique, il montre ainsi la nécessité pour toute personne baptisée d’agir pour les pauvres, un « engagement personnel » qui ne peut se vivre « par procuration » mais nécessite de la proximité et le contact avec les démunis ; et la proximité, c’est vous, c’est nous qui devons nous faire le prochain du pauvre.
Il dénonce ainsi la mise à distance de ces populations « dictée par la peur ».
Suivant l’expérience déjà réalisée l’an passé, il appelle ainsi chaque diocèse et paroisse à « prier ensemble en communauté et partager le repas du dimanche » dans la « joie »,
à l’image des premières communautés chrétiennes.

« Ne pas mettre de côté ce qui nous est propre »

Le pape avertit cependant sur deux points. Il ne s’agit tout d’abord pas d’une simple œuvre de bienfaisance ou d’« assistance » mais bien d’agir selon « un amour qui sache demeurer discret et oublier le bien accompli ». Être au service en laissant la première place aux pauvres, « acteurs véritables » de la journée.
De plus, si la coopération avec toute forme d’instances « animées par la solidarité humaine » est largement bénéfique, le caractère chrétien de la Journée de la pauvreté doit être conservé, « ne pas mettre de côté ce qui nous est propre :enfants de Dieu, nous sommes appelés à la sainteté et conduire tous nos frères à Dieu et à la sainteté. »
Ce mois-ci, le pape rencontrera dans cet esprit près de 3 000 pauvres au cours d’un repas, initiant un mouvement qu’il souhaite partagé par toutes les paroisses. Dans le même temps, un service médical gratuit sera offert par l’Église selon le cardinal Fisichella.
Tant que Lazare git à la porte de notre maison, celui de l’Evangile (cf. Lc 16,19-21), il ne pourra y avoir de justice ni de paix sociale."

de diverses sources