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samedi 15 septembre 2018

homélie du dimanche 16 septembre pour la fête de N.D. de la Croix

Pourquoi tant de souffrances dans le monde, il n’y a pas de réponse à donner,
mais de la compassion à avoir. La souffrance, comme la mort font partie de la vie.
Notre Dame de la croix fait référence à Marie au pied de la croix de son fils, son cœur de mère ne peut que souffrir comme son fils Jésus, car c’est dans son amour de mère qu’elle compatie aux souffrances de son fils.
Nous avons fêté vendredi la croix glorieuse et samedi, notre dame des douleurs.

La liturgie d’aujourd’hui nous place au cœur du paradoxe chrétien : comment ce signe de malédiction qu’est la croix a-t-il pu devenir une source de bénédiction et de salut ? Comment la vie peut-elle jaillir de la mort ? La joie de la souffrance ? Ces questions sont tellement vitales qu’on ne peut les ignorer. Elles reviennent lancinantes, surtout peut-être dans les moments d’épreuve. Seule la foi en la Parole de Dieu permet d’éclairer ce mystère qui commande notre vie.
Dans l’Evangile les apôtres reconnaissent en Jésus le roi, le Christ, celui qui est envoyé par Dieu ; Jésus commence par leur dire qu’il doit souffrir beaucoup et être rejeté par les anciens et les grands prêtres. Tout de suite nous voyons qu’il y a une opposition au projet de l’amour de Dieu. La croix ne l’oublions pas est une abomination, un instrument de torture et de mort pour terrorisé la population, les crucifiés étaient placés aux entrées des villes pour dire aux gens obéissez au pouvoir romain, sinon voilà ce qui va vous arriver, comme la guillotine au temps de la révolution et des pendaisons au temps de Daech.
La croix de Jésus ne peut être source de vie éternelle que par le poids d’amour qui s’y révèle. C’est l’amour qui fait que cette croix ouvre un chemin de vie. Car Jésus qui y est mort est ressuscité et donc le mal a été vaincu, la terreur a été vaincue. Il se dégage de ses évènements non pas de la vengeance de Dieu, car nous pourrions penser que Dieu aurait pu se venger des hommes qui ont tué son Fils unique, mais c’est de l’amour qui se dégage de Dieu, il n’y a jamais de haine ; cet amour du Père, si grand, ne se singularise pas d’abord par son immensité, à savoir que Dieu aime infiniment plus que les hommes ne peuvent aimer. L’amour de Dieu se différencie de l’amour humain en ce qu’il est totalement gratuit. Il nous est très difficile de réaliser ce qu’est cette gratuité, car nous sommes incapables par nous-mêmes d’un tel amour. Et nous pensons spontanément que Dieu nous aime plus quand nous l’écoutons et moins quand nous l’oublions, comme si nous méritions en quelque sorte d’être plus ou moins aimés. Or Dieu nous aime inconditionnellement,
bons ou mauvais, fidèles ou infidèles, et il nous appelle à oser croire à un tel amour qui ne se mérite pas, incompréhensible humainement, et à l’accueillir en nous émerveillant.
Dieu n’a pas non plus de prix à payer pour le rachat de nos péchés et notre libération par rapport aux forces des ténèbres qui nous habitent. Le Père nous donne son Fils, gratuitement, et ce fils est lui-même heureux d’entrer dans ce projet d’amour où lui-même se donne à son Père et aux hommes. Un tel amour vécu jusqu’au bout a pouvoir de sauver, de réparer,
de donner un sens à ce qui semble à vue humaine insensé, d’illuminer les ténèbres les plus épaisses. Nous en avons tous plus ou moins l’expérience : combien le fait d’être vraiment aimé d’un bel amour humain est recréateur, en nous renouvelant dans notre identité et nos énergies. Combien plus s’il s’agit d’un amour divin totalement gratuit.
L’horizon cependant est exigeant, car il passe par la reconnaissance du mal, de la violence, de la mort à l’œuvre en nous et autour de nous. Il s’agit de « regarder » la Croix, sans méconnaitre notre misère, notre péché. Ce serait nous priver de l’expérience du salut,
du pardon à recevoir et à donner. La Croix, chemin vers la vie, garde sa part de mystère à contempler dans la foi.
En haut du mât de la Croix, ce n’est plus un serpent d’airain que nous regardons comme les hébreux étaient invités à le faire dans le désert, pour échapper à la mort. Nous contemplons le Fils de Dieu qui s’est livré pour nous dans une passion, qui passa certes par la grande, l’incommensurable souffrance, mais fut une passion d’amour. Le christianisme est bien la religion de l’amour. La croix que nous portons est le signe de cet amour, signe que nous voulons lutter contre le mal et le terrorisme, non pas par la violence mais par l’amour que Dieu a mis en notre cœur. Marie est la première de cordée à nous conduire dans le royaume de Dieu pour l’amour de tous les hommes 

 « Père, à chaque Eucharistie, tu renouvelles pour nous le même et unique mystère : Dans l’Esprit, tu te donnes totalement en ton Fils bien-aimé. Ranime notre foi, notre espérance et notre charité, pour que nous ne laissions perdre aucune des grâces dont tu veux nous combler. Conduis-nous à travailler pour que tout homme puisse reconnaitre et suivre le chemin de la vie afin que nous parvenions ensemble à la gloire de la résurrection. »

De différentes sources

samedi 8 septembre 2018

homélie du dimanche 9 septembre
Ce matin, nous sommes venus dans cette église pour accueillir Celui qui vient, pour accueillir notre salut. Avons-nous conscience, frères et sœurs, de la nécessité pour chacun d’entre nous d’être sauvé ? Ce verbe “sauverˮ a deux sens, il signifie à la fois être tiré d’un mauvais pas, être délivré d’un ennui, mais il signifie aussi “faire vivreˮ. Et il nous faut accueillir les deux sens ensemble : laisser Dieu nous tirer d’un mauvais pas et le laisser nous faire vivre de sa vie. Bien sûr par la grâce de notre baptême, nous sommes déjà sauvés en germe et en espérance. Mais encore faut-il que nous soyons fidèles aux promesses de notre baptême, encore faut-il que nous accueillons au plus profond de nous-mêmes le salut qui nous est proposé en Jésus-Christ. Oui, pour une part, nous sommes sauvés, mais pour une part, nous avons encore à être sauvés. Qui d’entre nous oserait prétendre qu’il est évangélisé jusque dans les profondeurs de son être ?
Laissons résonner en nous la parole sévère que nous lance l’apôtre Jacques dans la deuxième lecture. Imaginons qu’entrent dans cette église par une porte un grand de ce monde et par l’autre un pauvre mendiant, saurions-nous les accueillir l’un et l’autre avec les mêmes honneurs Nos critères d’accueil, sont-ils ceux du monde ou ceux de l’Évangile ?
Je crois que nous pouvons aisément reconnaître que l’Évangile n’a pas encore pénétré dans toutes les fibres de notre être et que nos reflexes sont plus souvent humains qu’évangéliques. Oui, chers amis, nous avons encore besoin d’être sauvés. C’est pourquoi il nous faut accueillir le Sauveur qui vient, qui se donne à nous par sa Parole et par son Pain.
Dans l’Évangile de ce jour, Jésus poursuit sa route en pays païens de Tyr à Sidon, dans les territoires de la Décapole « On lui amène un sourd muet et on le prie de poser la main sur lui  ». Admirable confiance de ces personnes, dont on ne nous dit rien d’ailleurs ; admirable confiance de ceux qui « amènent » l’homme à Jésus. « Amener à Jésus et le prier de poser la main » Quelle belle prière, celle qui consiste à « amener à Jésus » en lui demandant seulement de poser la main sur lui.
Il y a là, une belle définition de la prière d’intercession. C’est une invitation pour nous à évangéliser notre prière d’intercession. Bien souvent, quand nous faisons des prières d’intercession, sans nous en rendre compte, nous donnons des ordres à Dieu : « fais ceci ; fais cela ; donne la guérison à telle personne ; fais que telle personne ait du travail ; fais que mon petit-fils ait son diplôme ; etc. » Finalement nous donnons des ordres à Dieu pour qu’il soit à notre service. Comme si nous savions mieux que Lui ce qui nous convient et ce qui convient aux autres. Il faudrait savoir qui est le patron, si c’est nous ou si c’est Dieu.
Mais enfin, qu’elle manie avons-nous à commander à Dieu. Regardons d’abord l’exemple de la Vierge Marie à Cana qui se contente de présenter la situation : « Ils n’ont plus de vin » (Jn 2, 3) Il y a aussi les sœurs de Lazare, au lieu d’envoyer demander à Jésus la guérison de leur frère, elles se bornèrent à lui représenter : « celui que tu aimes est malade  » (Jn 11, 3) ».
Présenter simplement la situation pour que Dieu puisse agir selon les desseins de son amour , pour que son Règne puisse advenir dans cette situation ; pour que son Nom soit sanctifié dans cette situation, pour que sa volonté soi faite… Il y a là un chemin de conversion de nos mentalités et de nos manières de faire pour évangéliser nos prières d’intercession. Amener simplement la situation ou la personne au Seigneur, au Sauveur pour qu’il pose sa main sur elle. « Non pas ma volonté, mais ta volonté… » Silencieusement, discrètement dans le secret de ma prière, “amenerˮ à Jésus et le supplier de “toucher de sa mainˮ n’est-ce pas là un acte de charité.


Avec discrétion, Jésus se retire à l’écart avec l’homme qui lui a été amené. Jésus ne veut pas faire du sensationnel, du spectaculaire… mais il veut faire vivre. Nous sommes sans doute un peu déroutés de voir Jésus poser des actes très concrets : « il lui mit les doigts dans les oreilles et prenant de la salive, lui toucha la langue, puis les yeux levés au ciel, il soupira » Réalité corporelle de notre foi. Le Verbe de Dieu a pris chair de la Vierge Marie, dont nous avons fêté la nativité hier. Il a pris un corps d’homme et cela donne une extraordinaire dignité à notre corps tel qu’il est et quel qu’il soit. Les gestes de Jésus nous rappellent que la foi ne se vit pas seulement au niveau de notre intelligence, de notre compréhension des choses. La foi se vit également au niveau de notre corps  : à travers l’eau de notre baptême, l’onction d’huile de notre confirmation, le pain et le vin de nos eucharisties… Notre foi s’expérimente de manière corporelle à travers les sacrements, à travers des signes corporels de génuflexions, d’agenouillement, etc.
Jésus lève les yeux pour invoquer le Père et recevoir la force de l’Esprit Saint. Son soupir est un gémissement, une prière qui jaillit dans ce cri « effata, c’est-à-dire ouvre-toi  ». Jésus ne s’adresse pas ici aux oreilles ou à la langue, il s’adresse à l’homme lui-même. Il lui demande de s’ouvrir. Comme le proclame magnifiquement saint Augustin : « ce Dieu qui t’a créé sans toi, ne veut pas te sauver sans toi ». Le Sauveur veut nous voir collaborer à notre Salut. Et notre collaboration consiste simplement à nous ouvrir intérieurement à l’accueil de ce Salut. Consentir à être sauvé ; mais c’est la prière de Jésus à son Père, qui nous obtient la grâce de cette ouverture intérieure.
Cet « effata » est une option du rite du baptême. Le célébrant peut reprendre ici un geste de Jésus dans l’Évangile : il touche les oreilles et la bouche de l’enfant en disant : Effata,
ouvre-toi. Le Seigneur Jésus a fait entendre les sourds et parler les muets, qu’il te donne d’écouter sa Parole et de proclamer la foi pour la louange et la gloire de Dieu le Père. » Laissons résonner cet « effata » dans notre cœur, dans notre corps, dans tout notre être en cet aujourd’hui de Dieu. À l’écart dans le secret de notre cœur, laissons Jésus mettre ses doigts dans nos oreilles et sa salive sur notre langue.
Que le Christ Jésus ouvre nos oreilles pour que nous puissions entendre sa Parole et la laisser prendre corps en nous, qu’il délie notre langue pour que nous puissions chanter avec lui la gloire du Père et devenir les témoins de ses merveilles au cœur du monde En venant à nous, le Sauveur nous recrée ; il nous restaure dans notre humanité ; il nous donne de communiquer en écoutant et en parlant : écouter Dieu et lui parler, écouter les hommes et leur parler. Pour ce Salut qui est déjà là et qu’il nous faut sans cesse accueillir et qui vient, rendons-lui grâce dans cette eucharistie. Amen.

De diverses sources

lundi 3 septembre 2018

homélie du dimanche 2 septembre

Nous ne pouvons être en communion avec Dieu qu’avec le cœur et par des actes que nous posons en vérité.
Après quatre dimanches où Jésus dans l’Evangile de St Jean nous a parlé du pains de Vie.
Ce dimanche il est encore question de nourriture. De nourriture qui pourrait rendre l’homme impur de part l’absence de tout un rituel de purification qui touche la nourriture, les mains, les plats, les carafes, certes nous faisons bien la vaisselle, mais nous la faisons après le repas, et elle n’est pas du même ordre, elle est d’un ordre biologique, bactériologique, alors que la purification  que faisait les pharisiens était de l’ordre spirituel et moral. C’est-à-dire qu’au marché on pouvait se permettre toute sorte de marchandage voir de mensonges sur les transactions et donc après le marché il fallait se rendre pur en se lavant pour prendre la nourriture avec un esprit pur et honnête.
Ce que nous avons retenu sur les évangiles des quatre derniers dimanches peut nous éclairer sur l’évangile d’aujourd’hui. Nous en avions retenu qu’à l’inverse de la nourriture que nous mangeons qui devient notre corps, quand nous mangeons le corps du Christ nous devenons corps du Christ, nous sommes assimilés par l’Esprit de Dieu, car ce n’est pas de l’ordre biologique, mais spirituel.
Si bien que ce dimanche Jésus nous dit que ce n’est pas ce qui entre dans le corps de l’homme qui le rend impur spirituellement, mais c’est du dedans, du cœur de l’homme,
que sortent les pensées perverses qui conduisent à des actes mauvais et pervers et qui rend l’homme impur. Et au contraire, c’est en faisant de bonnes œuvres que nous serons purifiés, c’est agissant sous la conduite de l’Esprit Saint que nous serons sanctifiés. C’est à un mouvement centrifuge que nous sommes appelés. Comme le Christ qui se donne à nous par sa Parole et par son corps, nous devons nous donner, donner le meilleur de nous même pour grandir dans l’amour de Dieu. C’est en donnant de la pureté que le monde sera plus pur et que nous même en ressentirons plus de pureté. Cela nous invite à aller vers les autres, à leur être présent, je suis très reconnaissant à tous ceux qui se mettent au service des autres dans notre paroisse, les répondants, ceux qui accompagnent les familles en deuil, les catéchistes, les animateurs liturgiques, ceux qui viennent au secours des autres par les diverses associations et même personnellement, tous ceux qui rendent un service, tous ceux qui donnent de leur personne. Tout cela construit notre monde d’une belle manière, le rend plus pur et plus beau. On dit de quelque chose qui est pur quand il est sorti de la main de son créateur sans qu’il ait eu un rajout extérieur.
Si par le pain de vie que nous mangeons nous devenons le corps du Christ, le corps du Fils unique de Dieu, ce que nous faisons sous la conduite de l’Esprit Saint est pur puisque Dieu agit en nous.
Nous ne pouvons être en communion avec Dieu qu’avec le cœur et par des actes que nous posons en vérité.
 Dans notre vie de relation de Dieu avec nous et de nous avec Dieu, tout se joue au niveau du cœur, non pas au niveau émotionnel, mais au niveau de l’esprit, au niveau de la cohérence de notre vie, de ce que nous pensons, de ce que nous disons et faisons.
Vivre en chrétien, c’est vivre intensément cette alliance d’amour entre Dieu et nous.

On comprend alors que Jésus reçoive mal les critiques des pharisiens qui lui reprochent de ne pas respecter les traditions religieuses. Si l’évangile nous rapporte cet événement,
c’est pour attirer notre attention sur nous.

Notre bataille contre le mal doit commencer par le cœur par la cohérence de nos choix de vie. C’est dans le cœur que nous devons planter les bonnes herbes de la solidarité, de l’amitié,
 de la patience, de l’humilité, de la piété, de la miséricorde et du pardon. Le chemin vers cette plantation, c’est l’Evangile qui nous le trace. Nous avons un bon aide, c’est l’Esprit Saint il est la main de Dieu. Il nous apprend à mettre tous les jours un peu plus d’amour dans notre vie.

Dans sa lettre, saint Jacques en 2ème lecture, s’adresse à des nouveaux baptisés. Il les invite précisément à vivre autrement. Au jour de leur baptême, ils ont accueilli la vie nouvelle. C’est comme une lumière au milieu des ténèbres de l’humanité.
Au centre de cette vie, il y a Jésus Christ.
Il est la Parole donnée pour que le monde ait la vie. Cette parole est semée en chacun de nous. Il nous revient de l’accueillir humblement ; elle est capable de nous sauver.
Comme le Deutéronome, saint Jacques nous invite à la mettre en pratique :
« La manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c’est de venir en aide aux orphelins et aux veuves et de se garder propres au milieu du monde. »

En ce jour, nous nous tournons vers le Seigneur et nous le supplions :
Toi qui es Lumière, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. »

De diverses sources

samedi 25 août 2018

homélie du dimanche 26 août

Les textes de ce dimanche nous adressent un appel très fort à choisir Dieu ou pas.
Dans la première lecture, nous trouvons Josué qui rassemble toutes les tribus d’Israël à Sichem. C’est un moment fondamental de notre histoire pour être unis ensemble et marcher avec Dieu. Josué convoque le peuple et le met devant ses responsabilités ; dans un premier temps, il lui montre tout ce que le Seigneur a fait pour lui : il l’a libéré de l’esclavage d’Égypte ; il a fait alliance avec lui sur la montagne du Sinaï : il ne cesse de faire le premier pas vers les hommes car il veut les sauver du malheur.
Quelle sera la réponse du peuple ? A Sichem, Josué rappelle à tous qu’ils doivent choisir : servir le Seigneur ou servir les dieux des habitants de des nations païennes; tous répondent unanimes : plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur et servir d’autres dieux.
Si Josué insiste c’est parce qu’il est conscient des infidélités de ce peuple.
Ces tribus restent marquées par les récriminations du désert. De plus, elles sont attirées par  les idoles païennes, et certains pratiques de temps à autres le paganisme.
Mais aujourd’hui, c’est le Seigneur que le peuple choisit de servir, on ne peut servir Dieu et les divinités païennes. Cela appelle déjà à un choix total pour Dieu.

Dans la deuxième lecture, saint Paul utilise l’image du couple humain pour parler de l’alliance d’amour qu’il y a entre Dieu et les hommes. Le sacrement du mariage unit les  époux l’un à l’autre mais aussi à Dieu. Cet amour mutuel qu’ils s’efforcent de vivre est appelé à être à l’image de celui de Dieu a pour l’humanité. Ce n’est pas le couple qui a inventé l’amour, c’est Dieu, il était là depuis toujours, mais j’aime bien cette phrase que je site quelques fois dans les homélies de mariages : « l’amour de Dieu s’exprime aujourd’hui à travers vous, vous êtes comme les feuilles d’un arbre qui agitées par le vent donnent une douce musique ; et sans les arbres dans lesquels il joue, le vent resterait invisible».
Ainsi l’amour de Dieu a besoin du couple pour s’exprimer et par extension, il a besoin de tout de nous tous pour s’exprimer. Pour revenir à l’image du couple, c’est  un amour qui fait sans cesse le premier pas vers l’autre, un amour qui écoute, qui partage, qui pardonne,
un amour qui va jusqu’au don de sa vie pour l’autre. Tout cela nous dit quelque chose de l’amour que Dieu nous porte.

Ce texte de st Paul commence par un appel à une soumission réciproque : « Soyez soumis les uns aux autres… » Comprenons bien, il ne s’agit pas d’une soumission d’esclavage mais d’une soumission d’amour : saint Paul compare cet amour du couple à celui du Christ pour son Église. Le vrai sens de la bonne soumission, c’est Jésus qui la donne, elle est faite d’amour et de vie et non pas de menace et de mort.  
C’est de cet amour-là que nous devons nous aimer fraternellement.

Dans l’Évangile de ce jour, une phrase a retenu mon attention : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est donné par le Père »
Ce texte d’aujourd’hui se situe après le discours sur le pain de vie, que nous avons entendu ces derniers dimanches, où Jésus se donne à manger à ses disciples. Ce que le Père nous donne de plus précieux, c’est son Fils unique Jésus Christ. Et si nous sommes là aujourd’hui à la messe, c’est pour le recevoir. D’une part par la Parole qui nous est donnée dans ce deuxième temps de la messe, et le recevoir aussi dans le troisième temps de la messe dans la communion au corps et sang du Christ qui nous est  donné.
Dieu n’est pas avare de donner, c’est l’homme qui ne veut pas recevoir, qui est occupé à autre chose, le monde lui propose d’acheter d’innombrables choses pour s’en sortir lui-même, pour ce sauver lui-même, et bien sûr ces choses ne sont pas gratuite : « Ne pourront s’en sortir et être sauvés que ceux qui ont suffisamment d’argent, comme ses pauvres malheureux migrants qui payent des sommes considérables pour traverser la mer et atteindre le paradis de l’Europe ». C’est l’esclavage, ils sont soumis à l’esclavage. Alors que le pain de vie est donné gratuitement, c’est une soumission à l’amour gratuit de Dieu, accepterons nous ce dont gratuit de Dieu ? «Personne ne peut venir à moi si cela ne lui est donné par le Père ». 

 « Seigneur, je n’ai pas grand-chose à te donner, si non moi, et c’est bien parce que je me donne à toi d’un don total que tu peux me rendre fécond de ton Esprit Saint, et, comme les feuilles d’un arbre, donner une douce musique, la douce musique de la symphonie de Dieu ».
De diverses sources

samedi 18 août 2018

homélie du dimanche 19 août

« Moi, je suis le Pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » Comme les auditeurs d’hier nous sommes interpellés : quelle place a pour moi l’Eucharistie ?
Si à l’occasion du baptême de Léo je vous ai demandé de venir participer à l’eucharistie, c’est qu’elle est l’élément central de notre foi. A quoi bon baptiser un enfant s’il n’y avait pas l’Eucharistie, c’est-à-dire Jésus Christ ressuscité qui se donne en nourriture. A quoi bon mettre un enfant au monde si on le ne nourrit pas. L’intérêt de la messe, de l’Eucharistie est de cet ordre-là.

 Cette nourriture n’est-elle pas une force qui me rend toujours présent celui que je cherche et que j’aime : le Christ à jamais vivant et agissant en moi et par moi ? Lorsque nous nous approchons pour recevoir le Pain de Vie et le Sang versé par le Christ, nous n’accomplissons jamais un acte isolé, indépendamment de la vie du monde, de la vie de nos frères et sœurs en humanité. Chaque eucharistie nous ouvre un espace de vie toujours plus large. Le pain et le vin nous invite au partage, ils sont tout un symbole de l’activité humaine, leur élaboration demande la participation de beaucoup de personnes de différents métiers. Ils nous invitent à une organisation, à une solidarité. Alors une solidarité peut se renouveler à l’image du Christ qui s’est fait proche de tous ceux et celles qui cherchaient à être reconnus et aimés comme des personnes humaines, habillées de dignité. Notre espérance peut aussi se développer et notre foi pourra oser emprunter un chemin de renouveau pour aimer dire que Dieu est Amour, Miséricorde, tendresse infinie Merveille que ce geste du Christ lié à son dernier repas et qui reste inépuisable. A quelques heures de son offrande totale par amour pour nous, Il prend ces simples choses que sont le pain et le vin, fruits de la terre et du travail des hommes, pour en faire son Corps et son Sang. L’ordinaire de la vie devient l’extraordinaire de la vie en Dieu. Par des aliments du quotidien, le Christ s’offre à nous pour être mangé.
Il nous permet alors de rendre présente la mémoire de sa vie, de sa mort et de sa résurrection dans l’attente de son retour glorieux. C’est le repas des messagers de la Bonne Nouvelle.
Toute Eucharistie nous ouvre vers l’aujourd’hui de la présence de Dieu, et nous relie à toute l’histoire de l’humanité qui accueille et s’émerveille de cette proximité de Dieu rendue présente par le repas eucharistique.
On comprend alors que certains soient choqués par une telle proposition : manger la chair. Pour être moins choqués prenons l’exemple de la chair d’une pomme ou d’une pêche,
quand nous la mangeons, elle est transformée et devient notre corps. A l’inverse quand nous mangeons le corps du Christ nous devenons son corps, nous sommes assimilés par l’Esprit de Dieu, car ce n’est pas de l’ordre biologique, mais spirituel. Si le pain et le vin ont un aspect symbolique du fruit de la terre et du travail de l’homme de la nourriture et de la solidarité ; il n’en est pas de même de la présence réelle de Jésus, il n’est pas symboliquement présent, mais bien réellement présent dans le pain et le vin qui sont devenu par la consécration à l’autel le corps et le sang du Christ. Car le prêtre qui célèbre invoque l’Esprit Saint d’une part sur le pain et le vin présenté à l’autel et sur l’assemblée présente, donc l’Esprit de  Dieu est présent et demeure présent dans le pain et le vin consacrés, même après la messe, c’est la raison pour laquelle nous pouvons prolonger l’adoration eucharistique, et qu’une petite lumière rouge est allumée pour dire que Jésus est présent dans le pain consacré. Il ne l’est pas symboliquement, mais réellement, c’est de l’ordre spirituel. Car j’ai quelques fois l’impression que ceux qui porte le corps du Christ soit dans le ciboire soit dans la custode pour porter la communion au malade, n’ont pas toujours conscience de cela. Il est normal que quand on porte le corps du Christ, on doit garder un état d’Esprit de recueillement en sa présence. Jésus se donne, il y a donc une vulnérabilité de sa part, qui a été concrétisé par le sacrifice de la croix. Corps donné, sang versé, Jésus se donne à nous en nourriture. Les parents vous pouvez très bien comprendre ça, quand vous vous donné à vos enfants, ce n’est pas vous qui devenez enfant, mais ce sont vos enfants qui deviennent comme vous en grandissant. Car c’est du spirituel que vous donnez, de la sagesse.
Ainsi Dieu se donne à nous en nous donnant son Fils unique pour que nous devenions aimants comme lui ; c’est le cœur de notre vie de foi ! Nous avons besoin de nous nourrir
du Pain de Vie, le Pain de Dieu, pour poursuivre et actualiser sans cesse la vie du Christ.
Si nous sommes rassemblés, ce n’est ni par habitude, ni par devoir. Mais nous savons que sans la force que nous donne l’eucharistie nous risquerions de nous dessécher, de mourir d’inanition spirituelle. Alors nous comprenons mieux la violente réaction de l’auditoire de Jésus : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? ».
En nous donnant sa chair à manger, Jésus le Christ nous offre un double cadeau : Il nous ouvre à la fois à sa vie divine et à sa vie humaine : « Celui qui me mangera vivra par moi. ». Heureux sommes-nous d’être invités à la table du Seigneur !
Un jour vous conduirez Léo à la table eucharistique pour qu’il fasse lui aussi la communion.

De diverses sources

samedi 11 août 2018

homélie du dimanche 12 août

Dieu devient le pain de vie éternelle, il ne peut pas mieux faire.
Ce texte fait partie du discours sur le pain de vie. Jésus vient d'annoncer : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. » le peuple élu sait bien qu'il y a deux sortes de nourriture, les matérielles, les spirituelles. Et l'unique nourriture spirituelle valable, véritablement vivifiante,
c'est la Parole de Dieu. Et voilà que cet homme-là, Jésus, prétend être cette nourriture vivifiante. Il a même ajouté « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel » ;
ce qui est très exactement la définition de la Parole de Dieu dans l'Ancien Testament .
« L'homme ne vit pas seulement de pain, disait le livre du Deutéronome, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Dt 8, 4).

C’est pour cela que nous disons : Jésus est Parole de Dieu, Parole définitive de Dieu,
il n’y en aura pas d’autre car en Jésus Christ Dieu a tout dit, il a envoyé son Fils Unique,
il ne pouvait pas mieux faire que de devenir homme, de prendre notre condition humaine. Et dans la foi chrétienne toutes les paroles qui seront dite seront dites en référence à Jésus Christ.
Mais qu’est-ce que la parole ?
La parole est cette forme supérieure d’échange entre êtres intelligents, par laquelle une personne s’adresse à une autre personne en vue d’une communication :
les termes utilisés vont tous dans le sens d’un dialogue en vue d’une rencontre.
Par la Parole qu’est Jésus Christ, la transcendance devient proximité.
Il y a un désir de Dieu d’entrer en communication avec nous, et même plus d’entrer en communion avec nous. Et quand on veut entrer en communication avec quelqu’un le meilleur moyen c’est de lui parler de ce qu’il a de plus cher, de plus vital, pour l’homme, c’est son pain et son vin.
Dieu devient le pain de vie éternelle, il ne peut pas mieux faire.
En Jésus Christ Dieu vient se révéler, il vient dire qui il est, il vient donner sens à la vie, donner sens à l’homme. Jésus Christ est Parole de Dieu, communication, communion.
Quand nous prononçons une parole, nous devons employer un langage compréhensif pour nous faire comprendre, ici c’est le français que nous employons, il faut naturellement faire des efforts pour apprendre une langue, d’autres comprennent l’anglais ou l’espagnol ou une autre langue encore. Certains souhaiterais que la langue parlée à l’église soit le latin, mais faut-il qu’elle soit comprise par la majorité pour qu’elle soit porteuse de communication et de communion. Le langage dans l’Eglise, fait de paroles n’a qu’un but, faire passer un message, être communicant en vu d’une communion avec Dieu et avec les frères.
Le langage humain fait de paroles doit être au service de la Parole de Dieu qu’est Jésus Christ, c’est ainsi que les Evangiles ont été traduits en toutes les langues humaines,
 ce n’est pas à l’homme à apprendre une langue sacrée ou divine.
 C’est Dieu qui descend dans les moindres réalités humaines les plus reculées.
 Les réactions sont vives quand Jésus dit qu’il est le pain descendu du ciel :
« Cet homme-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors, comment peut-il dire : Je suis descendu du ciel ? » C'est bien la question qui est au coeur du
mystère chrétien : Jésus vrai homme peut-il être vrai Dieu ?



Il n'est pas un Prophète, fût-il le plus grand, il est la Parole même de Dieu.
Il est « le pain vivant descendu du ciel », c'est-à-dire la Parole incarnée,
il est celui qui comble la faim spirituelle de l'homme, il est celui qui donne la vraie vie.
Le nouveau pas dans la Révélation : Jésus va dire maintenant comment il nourrit le monde : une parole, on la lit, on essaie de la comprendre, voire d'y conformer sa vie.
Mais Jésus va plus loin : il parle de chair à manger, de nourriture, c'est-à-dire d'assimilation profonde : « Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » Il évoque ici, très certainement, la Passion et la Croix. Bien, sûr, là encore, nous butons sur le mystère, et ses auditeurs n'y ont pas manqué, mais on ne peut nier que tout le Nouveau Testament a compris que c'est dans la Passion et la croix du Christ que le monde a retrouvé la vie. Faut-il s'étonner de ne pas comprendre ?
Comment la raison raisonnante, notre pesante raison humaine atteindrait-elle le mystère du Père ? Nous n'avons qu'une seule chose à faire, nous laisser attirer par Dieu : comme dit la lettre aux Ephésiens, « Dieu nous a fait connaître le mystère de sa volonté » (Ep 1, 9). Voilà la merveille : Dieu ne demande qu'à nous faire connaître le mystère de sa volonté ; c'est bien pour cela qu'il a envoyé son Fils « venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. » (Jn 18, 37). Le sacrement est la traduction du mot mystère, qui nous fais entrer dans la compréhension de ce mystère et particulièrement le sacrement de l’Eucharistie, nous fais comprendre que Jésus est le pain vivant descendu du ciel.

Jésus promettra à ses fidèles le don de l'Esprit qui seul peut faire assimiler le pain de vie ; en attendant, il répète seulement cette vérité proprement vitale : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle... Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel :
si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. ».
Laissons-nous simplement attirer par le Père et  nous laisser instruire par lui,
écouter sa Parole c’est à dire Jésus et nous laisser guider par l’Esprit Saint.

De diverses sources
 

samedi 4 août 2018


homélie du dimanche 5 aout
Celui qui croit en moi, n’aura plus jamais faim.
Dimanche dernier il nous parlait de la multiplication des pains.
A la vue du signe que Jésus venait d’accomplir, les gens disaient :
 « C’est lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.
Mais la foule n’en démord pas, elle le recherche et le trouve à Capharnaüm.
C’est là, dans la synagogue, que Jésus va prononcer son grand discours sur le pain de vie.
Jean l’a reconstitué en lui donnant la forme d’un dialogue à base de quiproquos et de
malentendus – à la manière de la conversation de Jésus avec la Samaritaine.
En décalage avec la réalité,
Vous me cherchez mal, commence par dire Jésus, vous me cherchez parce que vous avez été rassasiés, et vous espérez que je vais établir un royaume temporel.
Or, ce miracle de la multiplication des pains, rassasiement d’un jour était le signe que Jésus était le messie attendu pour remettre de l’ordre en Israël, pour chasser les Romains et retrouver l’indépendance pensait les gens.
Nous sommes trop souvent préoccupés par les affaires de ce monde, les affaires matérielles.
Jésus vient parler d’une nourriture spirituelle qui se garde pour la vie éternelle.
Voilà ce que vous devriez chercher ! Vous voulez faire de moi un roi temporel comme au temps de David et Salomon, qui vous comble de nourritures terrestres, mais le Fils de l’homme vient pour vous donner une autre nourriture et inaugurer un autre royaume,
qui n’est pas de ce monde. Nous entendons dire parfois, quand quelque décède : « nous ne sommes pas de ce monde », et c’est vrai
Le dialogue à quiproquos continue. « Travaillez pour la nourriture éternelle, » dit Jésus.
Question des gens : « Que faut-il faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ? »
Les gens pensent lutte contre les Romains, aménagements matériels.
Jésus répond : il s’agit moins de faire que de vous laisser faire par Dieu, de vous
ouvrir à lui. « L’oeuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui que Dieu a envoyé. »
Mais l’affirmation leur paraît un peu gratuite : donne tes preuves, alors nous pourrons
te croire ! Tu ne vas tout de même pas te poser en ce nouveau Moïse que nous attendons
et refaire le miracle de la manne au désert !
Jésus réplique aux gens : vous lisez fort mal ce passage de la vie de Moïse.
Le vrai sens est celui-ci : « Ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel,
c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel ». Et ce pain n’est pas quelque chose, il est quelqu’un : c’est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde.
Mais les malentendus n’en finissent pas. Les gens pensent toujours à du pain matériel :
« Donne-nous de ce pain-là, toujours ».
Alors Jésus parle un peut plus ouvertement : « Je suis le pain de la vie. »
Ce Je suis rappelle celui du buisson ardent.
Jésus est le Je suis qui se donne comme pain de vie, lumière, eau vive,
source en vie éternelle. La vérité ne vient pas du verbe Avoir, mais du verbe Etre.
Celui qui m’accepte, celui qui me reçoit, celui qui croit en moi, n’aura plus jamais faim.
L’homme, tant qu’il n’a pas trouvé Jésus, gardera toujours au coeur une faim.
Jésus seul comble cette faim.
C’est un peu comme la musique, nous venons écouter la musique, nous ne repartons pas avec un sac plein de note comme au marché où nous rentrons avec un sac plein de légumes, la musique vient s’imprégner à notre être et nous construit pour nous ouvrir à l’autre, il faut d’abord l’écouter.
Il en est de même pour Dieu, il nous faut d’abord l’écouter et nous laisser imprégner de son Esprit. Vous qui voulez d’abord voir, puis croire, écoutez et croyez d’abord et vous verrez. Aujourd’hui c’est encore la grande difficulté, je veux voir, je veux comprendre pour croire,
je veux maîtriser, mais si Dieu et maîtrisé par l’homme il ne serait pas Dieu. Je ne veux pas être soumis à qui que ce soit ou du moins le moins possible, mais pourtant notre pauvre corps est soumis à l’attraction terrestre à la pesanteur.
Quand donc en finirons-nous avec les malentendus ? Je crois que ce n’est pas demain la veille car nous sommes toujours séduits par les besoins de notre corps terrestre, et par la vie éternelle. Nous marchons sur deux pieds, tantôt sur le gauche, tantôt sur le droit, toujours en déséquilibre, se rattrapant toujours sur l’autre pied quand nous perdons l’équilibre.   Quand nous faisons bombance nous oublions le spirituel, et quand le corps ne vas plus, nous crions au secours Seigneur, où est-tu ?
Soyons conscient de ces malentendus où nous demandons le pain à notre goût alors que Dieu veut nous donner le pain de la vie : Lui-même ! Laissons conduire notre âme par l’Esprit de Dieu.
Comme une maman veut donner la meilleure nourriture à son enfant,
Ayons confiance que Dieu veut nous donner aussi le meilleur.

De diverses sources